à 9
km de Sarlat - D47 SAINTE-NATHALÈNE
24200 SARLAT
Tél. 05 53 59 22 08
Fax 05 53 31 08 33 contact@moulindelatour.com
À votre
arrivée, vous découvrez la cour du Moulin
de la Tour. Une réserve
d'eau provenant de la rivière l'Enéa
se situe derrière le moulin et permet
de faire fonctionner toutes les machines du moulin
qui datent toutes de plus de 150 ans. Cette roue à auges
en bois de chêne, représente
le cœur du Moulin. Entraînée
par une chute d'eau, elle permet d'actionner
le mécanisme. Cette roue a besoin
de beaucoup d’énergie
hydraulique, force qu’elle acquiére
grace au poids du bois de chêne,
car elle sert à faire tourner
l’ensemble des machines. Pendant
la fabrication, on contrôle
le débit de l’eau
grâce à une
manivelle accrochée
au mur. La roue à auges
fait tourner un axe métallique,
passant sous la meule,
entraînant l’engrenage
qui se trouve au-dessus de
la meule qui lui-même
entraîne l’autre
arbre métallique qui
est au-dessus de cette meule,
c’est justement le
2ème arbre métallique
qui entraîne tout le
système. L’engrenage
qui se trouve au-dessus de
la meule est en bois dur
: le sorbier, bois dur utilisé dans
le but d’éviter
le bruit. Pour
réaliser une pressée, nous
avons besoin de 30 kg de fruits. Les noix, noisettes ou amandes
sont broyées sous la meule en pierre durant 45 minutes.
Cette meule est en granit et pèse 500 kg. Après 45 minutes de broyage,
nous rajoutons 1 litre d’eau pour éliminer les grains
de noix, pour obtenir la pâte à noix que nous ramassons
et que nous versons dans le chaudron. Elle est ainsi malaxée
et chauffée au feu de bois, comme autrefois, à température
modérée (maximum 50°C) dans un chaudron
en fonte durant 45 minutes. Il n’y a pas de thermostat,
le thermostat c’est le patron ! C’est lui
qui surveille le feu et il faut beaucoup d’expérience
pour contrôler efficacement le "chauffage". Cette étape
est la plus importante et la plus délicate
dans la fabrication de l'huile, car plus l'huile
sera chauffée, plus il y aura de rendement
dans la presse, elle aura plus de goût, sera
forte et aura une couleur foncée. En effet,
c'est la chauffe qui permet de faire ressortir
le goût du fruit. Lorsque nous faisons de
la prestation de service (les clients portent leurs
noix et repartent avec leur huile moyennant un
prix pour la prestation), les clients peuvent ainsi
préciser s'ils veulent une huile forte ou
non. Pour ce qui est de la vente de notre propre
huile au magasin et aux revendeurs, nous la chauffons à température
moyenne pour obtenir un rendement moyen, de couleur
moyenne et au goût ni trop fort, ni trop
peu. Le
rôle de la chaleur
consiste à évaporer
l’eau versée à la
fin du broyage et permet
d’accentuer les arômes
et la couleur de l’huile. La
pâte ainsi chauffée à température
souhaitée, est portée à l'aide
d'une pelle en bois dans
la presse.
Auparavant, nous habillons le moule avec deux toiles en polyester croisées
en tissus très épais, qui serviront de filtre pour laisser
passer l’huile et retenir la pâte. Ensuite, nous recouvrons
les toiles avec 2 gros morceaux de bois, une plaque métallique
et une vis descendra tout doucement en produisant une pression de 20
tonnes, grâce à la force du moulin. Au bout de 15 minutes,avec
30 kg de cerneaux de noixsous
la meule,on obtientsous
la presse, 15 litres d'huile vierge de noix.
Avec les noisettes et amandes,
on obtiendra 10 litres seulement d'huiles
vierges pour 30 kg de fruits. Une fois pressée,
l'huile obtenur est trouble, elle sera donc décantée
pendant deux semaines en fût, afin que les sédiments
se déposent au fond. Nous obtenons donc une huile
naturelle, vierge, sans produit chimique, ni conservateur. Après
l’écoulement de l’huile, on
obtient un résidu que l’on appelle "le
tourteau", une structure particulière
(de la forme de la presse), il est très
compact, transformé en farine, il sert pour
l’alimentation animale, pour la pêche
c’est une excellente amorce.