Quelques liens
   
à 9 km de Sarlat - D47
SAINTE-NATHALÈNE

24200 SARLAT
Tél. 05 53 59 22 08
Fax 05 53 31 08 33
contact@moulindelatour.com
     
     
   

 

 
   

D’Hier…

Gâce à des recherches aux archives, nous savons que le Moulin de la tour date du 16ème siècle. Nous avons retrouvé des documents concernant le moulin jusqu’en 1772. Sur un acte notarié du 11 septembre 1772, le moulin appartenait à Dame Catherine de Monzie, veuve de Monsieur Joseph de Fénis, conseiller du roi, lieutenant particulier au présidial et sénéchal de la ville de Sarlat. Cette dame habitait le château de Massaud, situé au dessus du Moulin de la Tour. A l’époque, la plupart des châteaux possédait leur propre moulin à farine et huile dans lesquels des paysans, exploités par les propriétaires du château, le faisaient fonctionner.
Le Moulin de la tour est composé de deux moulins : le moulin à farine de blé et le moulin à huile. Chacun possède sa propre roue à auges et sont toutes deux actionnées par l’eau de la rivière l’Enéa. Cette rivière prend sa source à Proissans (à 3km en amont du moulin) et se jette dans la Dordogne à Carsac (à 10km).
Le moulin à farine possédait plusieurs paires de meules pour faire moudre le grain (blé) et le transformer en farine. Aujourd’hui, il en reste une paire dans le hall d’accueil du moulin.
En octobre 1946, Monsieur Armand BREGEGERE (le grand-père maternel de l’actuelle propriétaire, Madame BORDIER) quitte Paulin pour réaliser son rêve et acheter un moulin. Il s’installe au Moulin de la tour avec Eulalie, sa femme et Madeleine, sa fille (René, son fils étant déjà marié et restaurateur à Salignac, près du berceau familial, la ferme de la Meynardie à Paulin).
En avril 1947, Madeleine BREGEGERE épouse un jeune fermier de Sainte-Nathalène, Urbain TACHE. Urbain devient meunier du moulin à farine. A l’époque, le moulin à farine représentait la principale activité, en fabriquant la farine de blé pour les boulangers. C’est sur sa charrette, accompagné de son cheval qu’Urbain parcourait la région pour livrer sa farine chez les boulangers pour la fabrication du pain. Quant au moulin à huile, cette activité était secondaire. Les gens venaient faire presser leurs noix l’hiver, après la récolte, le séchage et le rituel du cassage et de l’énoisage devant la cheminée, pour repartir avec leur stock d’huile de noix pour l’année.
D’après les dires des anciens locataires du Moulin de la tour, les deux moulins auraient beaucoup fonctionné pendant la seconde guerre mondiale et en particulier la nuit.
C’est en période de pénurie, que ces denrées comme l’huile et la farine étaient très rares et les gens venaient en charrette accompagnés de leurs chevaux pour échanger leur blé et leurs noix pour de la farine et de l’huile.

 

Il y aussi un four à pain situé près de la retenue d’eau derrière le moulin où était fabriqué le pain grâce à la farine du moulin. Francine BORDIER, fille d’Urbain se souvient de son grand-père, Armand qui y fabriquait son pain.
D
ans les années 50, il existait plus de dix moulins à eaux sur cette rivière (moulins à huile et à farine), ce qui nous laisse imaginer l’importance du marché de l’époque.
Dans les années 60, Urbain TACHE transforme le traditionnel moulin à farine en moulin à cylindres, l’activité du moulin à farine étant très importante.
Puis, l’activité du moulin à huile se développe dans les années 70-80. Urbain crée un commerce car la demande est là. Des magasins de Sarlat souhaitent vendre cette huile de noix et c’est ce jour-là que tout a commencé…Urbain combine alors les métiers d’agriculteur, de meunier et aussi de moulinier.
En 1995, il arrête l’activité du moulin à farine. La demande ne cesse de baisser. Les boulangers achètent la farine à des minoteries industrielles permettant de fournir en grande quantité et à moindre prix ; d’autre part, le commerce de l’huile de noix était en plein essor.

À aujourd’hui…

Francine BORDIER, une des deux filles d’Urbain TACHE veut réaliser son rêve de petite fille : reprendre l’affaire du moulin à huile et développer ce commerce. C’est chose faite depuis 1988 et accompagné de son mari Jean-Pierre, actuel dirigeant du commerce.
Le commerce se développe alors peu à peu avec la vente d’huiles dans des magasins de la région mais aussi sur place avec le plus pittoresque : la mise en bouteille de l’huile devant le client dans le moulin ! Les gens peuvent aussi amener leurs noix durant l’hiver pour les faire presser et repartir avec leur huile, moyennant le prix de la prestation de service.
Aujourd’hui, la région sarladaise étant réputée, beaucoup de touristes visitent toute l’année, en particulier en saison estivale la fabrication comme dans le temps de l’huile de noix mais aussi depuis quelques années de noisettes et amandes. A la suite d’une visite guidée, ils dégustent les huiles et autres produits du moulin. Le magasin sur place propose les huiles vierge de noix, noisettes et amandes du moulin, et autres produits dérivés : vinaigres, moutardes, gâteaux, noix et cerneaux, apéritif et liqueur, confiseries…
Aujourd’hui la SARL Moulin de la tour vend ses huiles et autres produits dans dans toute la France, et à l’étranger (Suisse, Allemagne, Angleterre, Belgique, Etats-Unis…).
Cette petite entreprise est restée artisanale et familiale avec aujourd’hui des employés à l’année pour l’embouteillage, la fabrication, les visites et d’autres saisonniers pour suivre la demande plus importante en période estivale. Deux représentants se chargent de la commercialisation des produits à travers la région Sud – Ouest.
Cette affaire est reprise de père en fille depuis 1947 et Francine BORDIER est la 3ème génération.